Ligne éditoriale

Depuis la création du FARSe, la Ville de Strasbourg a souhaité apporter au festival une dimension toute particulière en accordant sa confiance pour la programmation à un.e artiste.

Cette année, c’est Lucile RIMBERT qui apportera son regard au festival.

Le mot de la directrice artistique du FARSe

« Héros, héroïne, la force de suggestion de ce terme, la puissance de cette idée, sa capacité à fasciner tient surtout à une chose : le récit. Alors, aujourd’hui, à rebours d’un contexte morose, comment raconter celles et ceux qui nous inspirent aujourd’hui ? Comment incarner le genre héroïque ?

Durant l’édition 2020 du FARSe, nous n’allons pas parler de cape et de collants moulants. Nous n’allons pas parler de bras musclés et de vengeur masqués. Au-delà de la naïveté pop des années 60, nous tenterons ensemble de révéler les différentes facettes des héros et anti-héros qui courent nos rues : justicier masqué, père célibataire inconsolable, anti-héros attachant, femme active workaholic, aventuriers écologistes et maladroits, héros et héroïnes ordinaires, éboueurs burlesques, bref, celles et ceux qui osent encore et toujours prendre la parole dans l’espace public avec courage, bravoure et intégrité.

Les 7, 8 et 9 août prochains, nous avons soif de rire, d’aimer et de respirer à vos côtés. Artistes de rue, nous sommes aussi tout simplement citoyens. Les arts de la rue ont la capacité à s’adapter à l’espace de vie des gens, en les respectant, sans leur imposer un cadre académique. Ils reconnaissent les personnes, là où elles sont, et non dans un lieu dédié. Alors, avec les outils qui sont les nôtres, ceux de l’art et de l’imaginaire, nous entendons jouer notre rôle cet été à Strasbourg : œuvrer “à hauteur d’homme” pour nos héro·ïne·s du quotidien. »

Lucile Rimbert

Directrice artistique du FARSe 2020